De l’importance de l’ordre et de la routine (surtout en plein déménagement)

On a tou.te.s besoin de repères. D’ordre. De permanence. D’habitudes. Et celleux qui me contestent ça n’ont pas passé 10 ans, carnet à la main, à noter toutes les petites habitudes gestuelles, verbales, alimentaires, vestimentaires, de leur entourage, à décortiquer les automatismes et les idées reçues des autres, qui sont aussi, en fait, des sortes d’habitudes. Pourtant, quand on en vient à parler d’autisme, c’est marqué comme pathologique, comme anormal, cet attachement à la routine, ce besoin d’habitude, ce fonctionnement autour d’un certain ordre donné.

Mais en soi, je ne vois pas pourquoi il est considéré comme plus grave de ne pas réussir à se départir d’une certaine rigidité sur le type de fourchette avec lequel je peux manger, ou sur le chemin que je fais pour aller au travail, que de ne pas réussir à se départir d’une rigidité sur des idées sociales ou politiques. Vous conviendrez finalement que la première sorte de rigidité est finalement moins nuisible.

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L’amour des objets

Comme un chat, je peux paraître plus attachée aux lieux et aux objets qu’aux personnes. J’aime les choses qui m’entourent, j’en ai besoin, elles me rassurent, elles me cadrent, et si elles sont retirées, si elles sont modifiées, je ne sais plus où je suis ni qui je suis.

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Résistance au changement et peur de l’imprévu

Ce n’est pas vraiment le changement que je crains. Tout change tout le temps, j’en ai la douloureuse conscience, et bien que j’affectionne particulièrement les habitudes, les rendez-vous réguliers et les lieux connus, je fais mon possible pour aimer même les plus difficiles changements, et j’en provoque moi-même cycliquement dans ma vie, c’est la preuve que l’on est vivant.e. Non, ce dont j’ai peur, c’est de l’imprévu, et dans l’imprévu, du temps et de l’espace non disponibles pour entendre et gérer ma peur. Lire la suite »

Un refuge

Je voudrais un endroit au monde qui soit à moi, qui soit pour moi, qui ne change pas.

Je voudrais un refuge, un lieu qui soit resté le même toujours, qui ait la même couleur le même silence la même texture, je voudrais un refuge qui me coupe du reste du monde et où je pourrais, toujours, venir me reposer de tout le reste. Je voudrais un refuge, un endroit qui ne change pas, un endroit qu’on ne me volera pas, qu’on ne me modifiera pas derrière mon dos, qu’on ne me retirera pas de manière inattendue, un endroit où rien ne m’arriverait, qui serait construit de repères et de certitudes.Lire la suite »