Les interactions quotidiennes

Je l’ai toujours su et annoncé : je suis une quiche en interactions orales spontanées. On ne dirait pas toujours comme ça, n’est-ce pas. J’ai pas mal appris quand même et puis je souris, ça aide. Enfin si, en y repensant, on dirait quand même parfois, souvent : je fais rire ou j’interloque, alors je dis, pardon, je sais jamais comment répondre à une question comme celle-ci, on me répond c’est pas grave c’est bien la franchise, mais je ne suis pas sûre que la personne ait été franche elle-même en disant ça, bref, je suis embarrassée, je ris. Je ris beaucoup, ou plutôt, je glousse, et je déteste donner une image de gloussante, alors je glousse encore plus, et je rougis, et je déteste donner une image de rougissante, et ainsi de suite. Je peux apparaître excentrique et envahissante parce que, ne sachant jamais comment débuter ni terminer une conversation, je fais exprès d’entrer comme ça dans des groupes de conversations déjà formés, j’entends un truc qui me tilte, je lance « AH OUI AU FAIT etc. » de ma voix forte et mon grand sourire, et je me retourne et pars sans conclusion dès que ça m’ennuie.

Lire la suite »

Publicités

L’évolution se fera sans ces imbéciles-là (imbécile, mot épicène)

Les éditions Hatier ont annoncé la sortie d’un manuel scolaire (histoire, CE2) rédigé en « écriture inclusive », moi je me suis dit, chouette, enfin 2017 semble un peu moins être 1017, mais apparemment ça choque encore, ça fait râler, ça fait écrire des articles ridicules qui donnent la nausée, et pas que dans Le Figaro, et dire des monstruosités à des types qui se disent philosophes (Raphael Enthoven, pour ne citer personne). Évidemment les copines-copains m’ont dit : t’as vu t’as vu t’as vu ?

Lire la suite »