« Ouf, je ne suis pas folle, je suis autiste » – quelques pensées en vrac autour de cet énoncé

[et oui je ne m’améliore pas en titres, je sais]

J’adore les articles de journaux, revues, magazines, qui parlent de femmes autistes relatant la découverte de leur autisme sur le tard (ou hommes, mais y’en a moins). C’est un de mes combats personnels, forcément, j’aime qu’on en parle dans la presse, je me dis que ça tournera, que ça arrivera à la conscience d’un plus grand nombre, qu’on pourra en discuter. Y’a des choses qui picotent, cela dit, dans les formulations. Pas que les formulations des journalistes (j’aurais trop de choses à dire là-dessus, on y reviendra) : dans les paroles énoncées par les personnes autistes interrogées.Lire la suite »

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Après la tempête

Oui, je reviens parler de meltdown, de crises, de tous ces moments hors de soi où l’on n’agit plus tout à fait avec raison (mais je vais bien don’t worry), ou  plutôt, de l’après de ces moments. Quand on est enfant, on dit que ce sont des caprices, qu’avec un peu plus de rigidité dans l’éducation, ça nous passera. Quand on est ado, on dit que c’est la crise d’ado, le besoin d’opposition, l’humeur à fleur de peau à cause des hormones, et à nouveau, un peu de rigidité dans l’éducation, un peu de patience, ça nous passera. Et puis adulte ça continue, parfois même, ça s’intensifie, et plus les années avancent et moins on réussit à se faire une image stable de soi, et à maintenir l’auto-estime à un niveau sain.

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